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résent
socialement mais dépourvu de légalité,
le catalan se pérennise seulement spontanément
en territoire français, à la différence
des autres pays catalans : depuis l’instauration de la démocratie
en Espagne en 1978, la législation le reconnaît
en Catalogne du Sud (Barcelone), à València et
dans les Îles Baléares. En Andorre, le catalan
est l’unique langue officielle et à l’Alguer, ville catalane
de Sardaigne, les habitants disposent du droit d’en faire usage.
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| Le
catalan, exclu de l'école communale d'Aiguatèbia
(région du Conflent). |
En
Catalogne du Nord, la langue catalane est simplement tolérée,
sa connaissance et son utilisation sont essentiellement dus
aux liens familiaux, à la vie dans les quartiers populaires
et dans les villages. Au niveau public, nombre de communes l’ont
adoptée pour une partie de leur signalisation, dans un
souci de partage et d’authenticité, malgré le
caractère non-légal de cette démarche.
Les écoles La Bressola et Arrels, qui pratiquent l’immersion
linguistique catalane, connaissent un succès croissant
depuis leur création à la fin des années
1970. Les collèges et lycées développent
des filières bilingues depuis les années 1990.
Les cours de langue pour adultes reçoivent les faveurs
populaires à Perpinyà et dans les communes de
toutes les comarques nord-catalanes. Entre transmission des
racines, souci d’acclimatation et adaptation à la Catalogne
transfrontalière, la demande en langue est une réalité,
elle est relayée par les volontés associatives
et individuelles, plus timidement par les collectivités
du pays. A l’image de la culture et de l’identité, le
catalan a survécu dès 1659 à la coupure
historique avec le reste du territoire catalan, il a surpassé
l’interdiction royale de l’an 1700 et la croisade contre les
langues régionales de l’Abbé Grégoire à
partir de 1790. Affaibli par l’histoire, le catalan reste une
langue libre, dont la persévérance laisse déceler
la valeur éternelle.
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